J’écris cet article jeudi 2 mai. Nous finissons le travail à la packhouse demain, vendredi 3 mai, après 8 semaines d’emballage de pommes.

La vie à Roxburgh

Nous habitons à Roxburgh depuis le 27 février. Quand nous avons postulé pour ce travail dans une packhouse de pommes, je ne misais pas grand-chose sur la vie à Roxburgh… Une petite ville perdue dans le Central Otago. Les villes qui « bougent » à 2h de route. Le premier supermarché à 45 minutes. Une seule rue principale avec quelques commerces. Un cinéma qui passe des films déjà sortis depuis longtemps avec de rares séances le week-end. On s’était dit « Au moins on va économiser ! ».

backpackers travaillant dans une apple packhouse en nouvelle-zélande
Photo d’une partie de l’équipe de la packhouse pour le départ de Ryan et Beck, deux jeunes Anglais

Et puis…

Et puis il y a d’abord eu la rencontre de Justine, une collègue Française. Le feeling est passé immédiatement. Nous avons pu profiter des derniers beaux jours de l’été avant que le travail ne commence vraiment (plus d’une semaine de retard à cause des nouvelles machines).

deux personnes se baignent dans une rivière en Nouvelle-Zélande
Baignade à Mc Kenzie Beach. Début mars. Fin de l’été.
un homme cuisine des crevettes sur une plancha dans un camping en Nouvelle-Zélande
On profite de la plancha durant la fin des beaux jours !

Et puis il y a eu une équipe de jeunes gens du monde entier, le pub du vendredi, une soirée maki, la petite team du cleaning du samedi, les Ni-Vanuatu, la boss super sympa au début puis totalement folle à la fin, des crumbles et autres gâteaux aux pommes etc.

des hommes jouent aux fléchettes dans un bar en Nouvelle-Zélande
Le pub de Roxburgh. Avec de la moquette au sol. De la MOQUETTE. Dans un BAR.

Il y avait aussi un bel environnement. Ces villes le long de la rivière. Les gorges. La fin de l’été. Le début de l’automne. La variation des couleurs sur les arbres. Les levers et couchers de soleil. Le brouillard qui se levait le matin en allant travailler. De très beaux paysages sur la route du travail.

coucher de soleil dans un camping en Nouvelle-Zélande
Coucher de soleil au camping.

Mais surtout il y a eu…

Faigan’s café !

Avant même d’arriver à Roxburgh, j’avais vu sur Facebook qu’il y avait un café à 15kms qui proposait des « open mic/jam session » un dimanche sur deux. J’avais alors dit à Yoann « Hé ! Peut-être que tu pourras jouer de la batterie ! ». Nous sommes allés en tout trois fois au café. La première fois, Yoann a joué plutôt timidement. La deuxième il était plus à l’aise. Et la troisième c’était excellent ! Le café qui ferme normalement à 19h a même fermé vers 20h30. Les musiciens improvisaient. Tout le monde dansait.

Pour Yoann, le passage dans ce café est son plus beau souvenir de Nouvelle-Zélande jusqu’à présent !

Ajoutons à ces joyeux moments le fait que Mathew, le guitariste avec les dread-locks, est le propriétaire de la maison dans laquelle vit Justine et un autre Français qui s’appelle aussi Yoann. Il nous a invité à manger chez eux mardi dernier, ce fut une excellente soirée comme on les aime !

groupe de musique dans un bar en Nouvelle-Zélande
La chanteuse s’appelle Femke Hermans. Elle est Hollandaise.

Le camping

Dès début mars, nous avons élu domicile dans un camping à Roxburgh. Nous payions chacun 90 dollars la semaine pour garer le van sur une pelouse. Nous avions accès aux salles de bain : la douche coûte 2 dollars les 6 minutes, nous la prenions en même temps deux fois par semaine ; à la cuisine collective et à une salle de détente avec canapés, baby-foot, table de ping-pong, télévision.

four, boites en plastique et grille-pain dans un camping en Nouvelle-Zélande
Nous avons pu profiter du four !

Nous avons eu quelques aléas dans ce camping, deux serviettes de bain volées (la propriétaire nous en a donné deux autres en échange.), vol de notre grosse casserole et de sel et surtout… un colis perdu ! J’avais voulu profiter d’avoir une adresse fixe pour commander deux colis. Un de France. Un de Nouvelle-Zélande. J’ai bien reçu le colis de France (des livres, j’en reparlerai…) mais pas celui de NZ. Je suis actuellement en contact avec l’expéditeur pour arranger la chose (on parle quand même d’une perte de 100 dollars !).

colis en carton abimé dans une voiture
Le colis de France ! Il n’a pas bonne allure après 20 000 kms de voyage mais le contenu était OK.

Nous avons fait de jolies rencontres. A la fin de l’été il y avait beaucoup de cyclistes et chaque soir nous rencontrions et discutions avec des gens différents. Des kiwis ou des touristes, de toutes nationalités et de tous âges. Et surtout, il y a eu ASH ! Un kiwi quinquagénaire qui vivait dans son van, un doux punk nomade et mécanicien, en mission dans le garage de la ville pour quelques semaines. Cet homme était un ange. Très porté sur la bière certes. Mais tellement gentil. Toujours le sourire et un mot gentil ou rigolo pour nous, travailleurs, matin et soir.

deux hommes et une femme enlacés
Lundi dernier, départ de Ash. Photo souvenir au petit matin. On vous assure qu’il est vraiment souriant normalement. Il n’aime pas trop les photos et vidéos c’est tout.

Vivre au camping a permis toutes ses rencontres et c’est très enrichissant. MAIS nous devons avouer qu’en bons solitaires, Yoann et moi sommes contents, au bout de 2 mois de vie collective, de partir.  

Les articles à venir

-> Une nouvelle catégorie intitulée « Portrait de voyageur » avec : Yu Chien, Taïwanaise, 25 ans ; Julia, Allemande, 19 ans ; Justine, Française, 28 ans.

-> Job saisonnier en Nouvelle-Zélande : travailler dans une usine d’emballage de pommes

-> Rainforest : caractéristiques de la forêt humide de Nouvelle-zélande

La suite du voyage

C’est LA question qu’on nous pose sans cesse : « Et après ? Vous faites quoi ? »

une femme ouvre un portail dans un grand terrain désertique en Nouvelle-Zélande
La traversée des champs privés, un classique néo-zélandais. Justine fait attention au taureau !

Bon alors on a des grandes lignes mais jamais de vrai programme défini. La place pour l’inconnu et les imprévus est énorme et ce, nous l’avons bien compris dès le début du voyage !

1 mois de roadtrip sur l’île du Sud : on reprend la partie « Holiday » du « Working Holiday Visa ». On repart sur les routes pour terminer l’île du Sud au départ de Doubtful Sound où nous avons réservé une croisière avec nuit sur le bateau et à l’arrivée Picton pour reprendre le ferry pour Wellington. Nous passerons par la côte Ouest, celle où nous attend le froid, la pluie et les sandflies, que du rêve !

panneau de rennes et père noel d'une supérette en Nouvelle-Zélande
Le traîneau du Père Noël en mars… Quelques jours après ma photo, ils l’ont enfin retiré ! Super Value, la supérette de Roxburgh. Tout le monde s’y croise et se connait.

2 semaines au Vanuatu : le 1er juin nous décollons pour les îles Vanuatu ! On va prendre un peu de soleil et de chaleur avant d’affronter l’hiver néo-zélandais. Une semaine de HelpX sur Nguna Island. L’ascension d’un volcan en activité. Et de l’inconnu.

Derniers mois du PVT sur l’île du Nord : au retour de notre séjour aux Vanuatu, nous passerons nos derniers mois sur l’île du Nord. Nous l’avions vite traversé à notre arrivée à cause de la perte de mon passeport donc nous aurons bien le temps de la découvrir cette fois-ci.

Demande d’extension du visa : et du temps on devrait en avoir un peu plus… si nous avons travaillé 8 semaines dans une packhouse ce n’est pas (que) pour gagner de l’argent, c’est à l’origine pour faire une demande d’extension de visa de 3 mois. Nous espérons donc rester un peu plus longtemps en Nouvelle-Zélande afin de revendre le van de manière plus confortable et de profiter du retour des beaux jours.

femme en uniforme dans une usine.
4 semaines dans les vignes + 8 semaines dans l’usine de pommes = 12 bulletins de paie pour demander l’extension de visa !

Et après la Nouvelle-Zélande ?

C’est LE moment révélation !

Nous avions écrit que nous étions allés à Auckland en avion en février dernier pour des démarches administratives importantes. Nous nous sommes en fait rendus dans un centre de collectes d’informations pour l’Ambassade du Canada afin de fournir nos données biométriques. Yoann et moi avons en effet été tirés au sort sur un bassin de plus de 16 000 candidats Français pour l’obtention du Permis Vacances Travail au Canada (quota de 7500 places pour 2019). Nous sommes particulièrement chanceux d’avoir été tirés au sort le même jour (un tirage tous les lundis depuis fin décembre…).

homme à l'immigration canadienne en nouvelle-zélande
Yoann vient de donner ses données biométriques pour le Canada.

Nous devons maintenant nous rendre au Canada avant le 25 février 2020. Le PVT est pour 2 ans -> Yoann va donc prolonger son congé sabbatique et moi… je romps mon contrat de médiatrice culturelle à Niort.

Allez, zou, on part décompresser ! A bientôt pour les prochains articles !

0 thoughts on “Fin du travail à Roxburgh et après ?

  1. Bonjour,
    Nous vous remercions pour tous vos messages.
    Nous préparons le spectacle de fin d’année qui aura comme thème dans notre classe: l’Océanie.
    Connaissez-vous des danses ou des chants traditionnels de Nouvelle Zélande?
    Nous cherchons de la documentation sur le Haka.
    Merci d’avance pour votre réponse,
    A bientôt,
    La classe de CM2.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :